L’OMS utilise l’intelligence artificielle pour informer « le troupeau » sur le coronavirus

Le 25 août, l’OMS a annoncé dans un communiqué qu’elle utilise désormais l’intelligence artificielle et le big data, pour contrer les « trolls et théoriciens du complot ». Pour l’OMS, la priorité est d’éviter que les théories divergentes ne gagnent du terrain dans l’opinion publique, en suivant les tendances pour diffuser massivement sa propre communication le plus tôt possible.

L’info n’a pas fait la Une des médias, pourtant elle l’aurait mérité: dans un communiqué de presse intitulé « Immuniser le public contre la désinformation« , l’OMS annonce son plan d’attaque qui passe par l’utilisation de l’intelligence artificielle pour lutter contre la « contagion » de ce qu’il qualifie de « rumeurs » qui « sapent la réponse à l’épidémie« .

Des critiques jugés très actifs sur le web

Selon l’OMS, il faut absolument que les gens s’habituent à la nouvelle vie avec la coronavirus, et ceux qui ne vont pas dans le sens de la communication de l’OMS doivent être réduits au silence.

L’OMS parle d’ « infodémie« , car il y aurait trop d’information en circulation. Comprendre: trop d’infos contradictoires ou critiques par rapport aux théories de l’OMS. Un flux qui « croît de façon exponentielle« , constate l’OMS.

Le directeur de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, il faut donc « lutter » contre « les trolls et les théoriciens du complot qui poussent à la désinformation » et peut avoir des « conséquences mortelles ». Et nous n’avons encore rien vu, car le vaccin se profile. La Belgique l’a annoncé pour le mois de mars 2021. Chez nous Castex veut prolonger « l’état d’urgence sanitaire«  jusqu’en 2021, l’Europe a annoncé vouloir vacciner 40% de la population d’emblée

Et cette vaccination n’emballe pas les foules. Selon les sondages en France, entre 25 et 40% des personnes interrogées refuseront le vaccin ou sont très sceptiques.

L’OMS nous ressort l’exemple de cet américain qui avait bu du liquide pour aquarium pensant y trouver de l’hydroxychloroquine pour se prévenir du covid et en était mort.

Ce que craint l’OMS, c’est que ces personnes qui informent leurs congénères ne fassent basculer les hésitants dans le camp des « anti vaccins », d’autant plus qu’elles sont très actives sur les réseaux sociaux et ont « + d’interactions » que les autres:

« Alors même que le monde se concentre sur la recherche d’un vaccin sûr et efficace, la désinformation continue de se répandre sur la vaccination« , écrit l’OMS. « Les experts de la santé en Allemagne craignent que le mouvement anti-vaccination du pays ne dissuade de nombreuses personnes de se faire vacciner lorsqu’un vaccin sûr devient disponible. Une étude récente qui a examiné les opinions de vaccination de 100 millions d’utilisateurs de Facebook dans le monde a révélé que si le camp pro-vaccination (6,9 millions de personnes) était plus nombreux que celui contre la vaccination (4,2 millions), le groupe anti-vaccin était moins isolé et avait plus d’interaction avec les individus (de loin le groupe le plus important, avec 74,1 millions) qui sont indécis au sujet de la vaccination. Ces «vaxxers swing» sont importants à cibler et à embarquer dans la vaccination qui sauve des vies« .

On souhaite bonne chance à l’OMS si elle cherche à convaincre les mieux informés des esprits critiques.

Une nouvelle science: l’infodémiologie

Une toute première conférence sur l’ « infodémiologie » (création 2020 de l’OMS) a eu lieu le 29 juin 2020 afin de prendre le taureau par les cornes. Elle a « réuni des experts mondiaux pour discuter de la science en développement de la gestion des infodémies« .

Ledit Tim Nguyen a travaillé il y a quelques années pour une filliale du labo Glaxo Smith Kline.

Face à l’ampleur de ces infos contradictoires, une « nouvelle approche » est en cours de développement pour défendre l’action des gouvernements et des « institutions internationales ». L’exemple d’une vidéo, vue par « plus de 8 millions de personnes » qui accuse Fauci « d’avoir fabriqué le virus  » et qui dit « à tort » que « le port de masques entraînera une auto-infection« , est cité ensuite en illustration:

« Selon une étude récente évaluant la désinformation en anglais, la plus grande catégorie de publications qualifiées de fausses ou trompeuses par les vérificateurs de faits était le contenu qui remettait délibérément en cause ou remettait en question les politiques et les actions des fonctionnaires, des gouvernements et des institutions internationales telles que les Nations Unies et OMS« .

L’OMS suit donc ces infos, pour y répondre par « ses propres directives fondées sur des preuves ». Lesquelles? Soit on ne les connaît pas, soit comme l’étude du Lancet, elles ne sont pas sérieuses.

Elle se félicite de sa « campagne » de fact checking sur les réseaux sociaux, même s’il s’agit de plus en plus d’une censure pure et simple.

Mais ce n’est pas fini, car de nouvelles collaborations ont émergé et montrent que les choses sont parties pour durer: « Une nouvelle alliance des Nations Unies pour lutter contre l’infodémie – comprenant l’OMS, l’UNESCO, l’Union internationale des télécommunications et UN Global Pulse – a récemment reçu un peu plus de 4,5 millions de dollars américains du Fonds de réponse de solidarité COVID-19 pour étendre son travail d’amplification communautaire, initiative d’écoute sociale , et d’autres projets, notamment la création d’un centre centralisé de vérification des faits et de désinformation pour fournir aux pays des outils pour lutter contre l’infodémie« . Des chercheurs de différentes disciplines se sont joints à cette belle dynamique.

Campagne de propagande en cours dès février

On apprend aussi dans ce document, que dès février, quand chez nous officiellement rien n’amenait à avoir peur, l’OMS a rencontré les leaders de Facebook pour organiser sa propagande, pardon sa communication « covid »: « En février, des responsables de l’agence de santé se sont réunis au siège de Facebook pour savoir comment promouvoir des informations de santé précises sur le COVID-19« .

Aujourd’hui, des accords semblent avoir été passés avec la plupart des plateformes (même Tinder!) pour privilégier les infos dotées du tampon « info officielle »: « À présent, l’OMS travaille avec plus de 50 entreprises numériques et plates-formes de médias sociaux, notamment TikTok, Google, Viber, WhatsApp et YouTube, pour garantir que les messages de santé basés sur la science de l’organisation ou d’autres sources officielles apparaissent en premier lorsque les gens recherchent des informations liées à la COVID-19« 

Mais, il ne suffit pas de « contrer » ces « rumeurs », il faut aussi anticiper, selon l’OMS. Cela, grâce à « une approche d’écoute sociale« , autrement dit l’espionnage en masse des échanges sur les réseaux sociaux.

Le tout, avec une société d’analyse de données spécialisée dans le machine learning et l’intelligence artificielle du genre Cambridge Analytica: « Chaque semaine, la société examine 1,6 million d’informations sur diverses plateformes de médias sociaux, puis utilise l’apprentissage automatique pour effectuer des recherches (…) Cela aide l’OMS à suivre les sujets de santé publique qui gagnent en popularité et à élaborer et adapter des messages de santé en temps opportun« .

Grâce à l’intelligence artificielle, l’OMS peut même connaître « le type d’émotions » que ressentent les internautes: « l’analyse du langage peut mettre en lumière l’anxiété, la tristesse, le déni, l’acceptation et d’autres émotions exprimées dans les publications sur les réseaux sociaux« . Si tout cela ne ressemble pas de plus en plus à de l’ingénierie sociale, de quoi s’agit-il ?

Grâce à toutes ces techniques, L’OMS croit tuer dans l’œuf les interrogations et critique, et au moyen d’une « stratégie offensive efficace et d’apaiser les inquiétudes du public avant que la désinformation ne prenne de l’ampleur« . Mais Nguyen constate quand-même que les sujets reviennent sans cesse, comme si les réponses de l’OMS ne satisfaisaient pas le public.

Selon Nguyen:

Nous devons vacciner 30% de la population avec de « bonnes informations », afin d’avoir un certain degré d’immunité du « troupeau » contre la désinformation.

Tim Nguyen – OMS

Comme les discussions entre amis, voisins, en famille, sont le ferment de ces « rumeurs », toute la « communauté » doit amplifier la voix de l’OMS. Cela passe par la collaboration, outre avec les gouvernements etc., avec les associations de jeunes, les journalistes, les représentants religieux… suivant le « contexte ». L’OMS appelle cela les « groupes d’amplification ». Goebbels aurait été fier.

#Coronavirus : L’#OMS utilise l’intelligence artificielle pour contrer les « trolls » et esprits critiques #propagande

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